mardi 24 avril 2012

Têtes connues volume 4

Après un réveil bien matinal ce dimanche matin, nous voilà à l’aéroport international de Buenos Aires, dans la zone des arrivées. Les yeux rivés sur la sortie par laquelle passent tous les passagers en provenance de l’étranger, nous attendons d’entrapercevoir un chariot débordant de valises, et qui peine à passer par le portique. C’est que Patrice et Dominique (Papa et Maman de Maud) sont du genre à voyager chargé et à prendre le nécessaire plus le « au cas où » avec eux en toutes circonstances. En fait, il n’en est rien, nous avons visiblement été mauvaises langues. Les voilà qui arrivent sans même un charriot, avec 2 petites valises à roulettes, le pas décidé, le regard alerte qui scrute la foule pour nous identifier ; Et ce malgré le teint un peu pâle de Patrice, pour qui l’avion n’a pas été une partie de plaisir, mais qui a rapidement retrouvé des couleurs, le climat ensoleillé et la première dégustation de vin argentin aidant.

Maintenant, 2 belles semaines en leur compagnie s’annoncent à nous, bien sympathiques et aussi bien denses. Le pays est tellement immense que même après avoir fait des choix bien tranchés sur les régions à découvrir, l’objectif de repartir avec un bon aperçu du pays en un temps limité s’annonce assez sportif ! D’autant plus que cela va se conjuguer avec un autre objectif, celui de démontrer aux argentins qu’ils ne sont pas les experts en rythme de vie décalé (« à l’espagnole ») et qu’en France certains sont capables de les détrôner dans cette discipline. Il est grand temps de s'atteler à tout ça, et de combler en partie les 7 mois loin d'eux qui se sont écoulés depuis notre départ!

dimanche 22 avril 2012

Chambre avec vue

Proxima estacion : Buenos Aires!
Après avoir rôdé autour pendant cette dernière semaine, la capitale argentine nous ouvre ses portes. Nous avons pris nos quartiers dans un charmant duplex au 10 ème et dernier étage d'un grand immeuble situé au coeur de la ville, dans le quartier de Congreso. Le confort est au rendez-vous, et la vue du balcon loin d'être désagréable! Un vrai petit luxe, qui, dans la mesure où dès demain nous serons 4 à l'occuper, revient au final moins cher que de s'installer en dortoir dans les auberges bon marché!


A nous maintenant les joies de la vie à Buenos Aires, que nous allons dans un premier temps explorer avec Jeanne (la même qu'à Londres) et Martin (son copain originaire de "aqua"), puis avec Patrice et Dominique (Papa et Maman de Maud)!

samedi 21 avril 2012

Un point noir au milieu d'un joli tableau

Voilà, une semaine que nous sommes à la Casona del Rio, l’aventure prend fin, à regret… Enfin pas tant que ça ! Cette pause HelpX, qui sera probablement la dernière de notre voyage, a été bénéfique mais le bilan est quand même en demi-teinte.


Tous les ingrédients étaient pourtant là :
  • Des lieux somptueux : une jolie maison au bord du fleuve ; un grand jardin, bordé d’un côté par le fleuve aux eaux marrons foncées (on vous dira ici que c’est uniquement dû aux sols argileux, mais l’absence d’égouts y est aussi pour quelque chose) et de l’autre par une forêt dense qu’il faut explorer machette à la main (le genre d’images qu’on avait entête étant petits quand il s’agissait d’imaginer un voyage en Amérique du Sud… l’influence d’Indiana Jones probablement !) ; un ponton ombragé, idéal pour se la couler douce l’après midi et pécher tranquillement (et une dorade de quasi 2 kilos de remonter, une !) ; de la faune en pagaille (chiens, chats, colibris, pics-verts, chouettes, araignée…) ; la ville de Tigre, son marché et ses belles demeures à 2 pas ; des possibilités de promenade à pieds et en kayaks…
  • Du boulot agréable : une totale latitude dans ce que nous faisons ; des activités en plein air allant de la construction d’une balançoire à la création de chemins dans la forêt ; la préparation de repas collectifs pour la smala de travailleurs que nous constituons.
  • Une bonne bande de « collègues » : On aura au final vu défiler 7 Helpers (on a été jusqu’à 8 en même   temps) ; des parties de cartes endiablées ; la dégustation du mauvais vin argentin vendu par la seule échoppe de l’île le soir en bord de rivière ; pleins de découvertes culturelles et culinaires
  • Un joli soleil.

Mais malgré ce joli tableau, il y avait un point noir, qui nuance un peu tout ça, et qui nous à même fait hésiter à déserter en cours de route : un proprio antipathique au possible, globalement irrespectueux, ingrat, fainéant, qui a fait très peu de choses pour nous mettre à l’aise et qui semble ne pas avoir saisi le côté échange culturel qu’implique le HelpX, lui se limitant à un échange main d’œuvre contre toit et popote. (oui, tout ça pour un même homme, ça fait beaucoup). Rien de bien grave en somme, on aurait pu tout à fait passer au dessus de ça, mais partageant son quotidien et vivant chez lui, chaque moment passé en sa compagnie avait tendance à nous plomber ; ou à nous foutre en rogne ! J’ai bien cru que Maud allait se le farcir le jour où, dans une tentative de mettre de l’eau dans son vin, elle lui a gentiment proposé un café. Quand elle lui a servi, elle a eu en retour un simple « ok ». Elle a donc attendu 1min sans bouger ni parler et en le fixant avec un regard noir pour obtenir un simple merci ! Bref, malgré cette petite victoire, ça l’a mis en boule, et ça a fini de sceller nos bonnes relations avec notre « hôte », Et après qui c’est qui doit la canaliser la Le Pley en furie, qui est-ce qui trinque, c’est bibi !

Bref, pleins de très bons moments mais avec toujours cette impression désagréable qui nous a empêché de profiter pleinement !

mardi 17 avril 2012

La revanche



L’acharnement a fini par payer ; en voilà un qu’on a pris le temps de savourer, en souvenir de tous ceux qui nous ont nargué en Océanie ! 

L’auberge argentine

Une auberge, des clients (principalement argentins), des propriétaires (Carolina, argentine extrêmement bavarde frustrée par des extinctions de voix à répétition, et Stef, hollandais peu loquace ayant parcouru le globe pendant 15 ans de sa vie), des amis des propriétaires (notamment Ariel, adorable masseur argentin qui médite en faisant le poirier chaque matin, et Vishnou, indien maîtrisant la cuisson des chapatis à merveille et qui est en mesure de répondre à toutes nos questions restées sans réponse après notre départ de Delhi), des « helpers » (Aelaig, éleveuse en formation, Ben et Kristina, étudiants allemands et bientôt un couple d’italiens), des voisins (la voisine de gauche qui tient la mini boutique de l’île, et le papy de droite, à qui il manque un bras, qui promène son chien à qui il manque une patte), des chiens, des chats…

Un grand lieu d’échanges perpétuel, où les discussions commencent en espagnol et se terminent en anglais, où l’accent argentin et ses « Cheu » à répétition se mêle aux intonations germaniques, où les identités se choquent et se mélangent, et où les souvenirs de voyage de chacun multiplient de manière exponentielle les influences culturelles (et culinaires !).


Une auberge argentine qui a des airs d'auberge espagnole!


Delta del Tigre





vendredi 13 avril 2012

La Casona del Rio

Après ces quelques jours de vacances, retour à la pas si dure "réalité du travail". 8 jours de HelpX qui se présentent devant nous, à "la Casona des Rio", Bed and Breakfast (Cama y Desayuno comme on dit ici) située sur une île dans le delta du Tigre, à 40km au nord de Buenos Aires. Pas de route, pas de pont, le fleuve et le petit sentier qui le longe comme seules voies de transport (un bateau collectif  passe 6 fois par jour), et la nature!


Au programme pour débuter les festivités, nettoyage des canaux d'irrigation / évacuation, défrichage à la machette d'une portion de forêt semi-tropicale et cuisine!