samedi 10 mars 2012

Vol QF321 pour Santiago

Heure de décollage d'Auckland : 16h10, le 9 Mars 2012
Heure d'arrivée à Santiago : 11h20, le 9 Mars 2012
Durée du vol : 11h10

En nous faisant arrivés 4 heures avant d'être partis, la logique des décalages horaires nous a joué un coup tordu cette fois-ci. 2 Vendredis 9 Mars 2012 à la suite et sans dormir, ça perturbe, tant physiquement que mentalement. Il y a peu, on fanfaronnait encore de n'avoir aucun souci pour se remettre de nos différents changements d'heures successifs, mais là, on s'est pris une grosse claque, couplée au fait que l'excitation nous a tenu bien éveillés dans l'avion. 

Ne pas s'endormir avant d'avoir vu, d'avoir vécu ces premiers instants magiques à l'arrivée dans un nouveau monde, d'avoir pu capter les premières images, d'avoir foulé le sol sud américain, d'avoir dévisagé tous ces gens, et d'avoir ressenti ces sensations si particulières à la sortie de l'aéroport, mélange d'envie subite d'aller découvrir, de stress qui se relâche et de nouvelles appréhensions qui se créent. Après un bon trajet en bus et une bonne heure de marche en plein coeur de la capitale et de sa chaleur, on était remis dans le bain; nos sacs à dos avaient déjà redessiné leurs douloureuses empreintes dans nos épaules et le rythme de la vie chilienne nous avait ouvert ses portes, révélé son visage et fait une petite place. Petite place qu'il va nous falloir maintenant agrandir, mais avant ça, on est parti s'écrouler dans notre chambre (les dortoirs attendront demain), la numéro 3 dans la guesthouse "La Chimba", bario Bellavista, rien que l'évocation du nom nous met dans l'ambiance. 

Suite des aventures quand on aura décollé la tête de l'oreiller...

vendredi 9 mars 2012

Devoir de vacances

En anglais, Maud est passée du néant à « je bredouille »! Lesson number 6, écrire quelques mots pour montrer tes progrès à tout le monde. 

Before leaving, I didn’t speak English. 3 months in Oceania with English people and 3 months in Asia with English commercial langage, I make little progress. My English keeps bad and my accent is a very good “French accent”. But I learnt many words very useful.
To cook and eat, I know the name of a multiple ingredients like tomato, cabbage, beans prout, beak and beans, cauliflower, eggs, rice, bacon, lamb…
To buy something, I say “what’s the price please?” “It’s too expensive, sorry!” “Is it possible to have for cheaper?” and « where are the reduced? »
To drive a car, I have to hear about “keep the left”, “dirt road”, “works end”, “automatic gear box” and “the gear box is broken”.
To gardening, I learnt the weeding, the mower, the blower.
And, when I meet a person, I have to tell : “Hi, How are you? […] Ho beautiful […] so nice […] great […] incredible […] amazing […] unbelievable… and they are happy! In fact, English is simple!

From now, we have to speak Spanish…it’s an other history.

La boule au ventre

Ça ressemble à quoi l’Amérique du Sud? Comment va-t-on s’y sentir ? Pourquoi le lonely planet insiste sur le fait qu’il ne faille pas quitter des yeux nos sacs ? Notre budget va t-il coller ? D’ailleurs, c’est quoi la monnaie par là-bas ? Et en espagnol, est-ce qu’on va réussir à se faire comprendre ? Puedo beber una cerveza por favor ? Ca c’est bon, ce sera déjà pas mal. Et par quel bout le prendre, ce grand continent ? 3 mois, c’est suffisant pour parcourir la ptite dizaine de milliers de bornes qu’on prévoit de faire ? Va-t-on s'acclimater aussi bien qu'en Asie ? Et où va t-on dormir le premier soir à Santiago ? La carte bleue va t-elle marcher ? Quelle température va-t-il faire ? Est-ce qu’on est équipé pour affronter le froid de la Patagonie ? Ne va-t-on pas manquer d’oxygène en haut du Machu Picchu ? Au fait, les gens là-bas, ils sont comment ? Vont-ils bien nous accepter avec nos tronches de français fraîchement débarqués, voire même un peu perdus ? Et les boliviens ils sont sympas ? Est-ce qu’on va pouvoir quand même manger un peu de légumes, où ça va être ragout et péteux en continu ? On va bien retrouver nos sacs à l’aéroport ? Et au fait, il n’y avait bien aucun visa à faire avant d’arriver hein ?

Et cette fichue boule au ventre qui nous démange depuis quelques jours alors qu’on pensait l’avoir laissée pour de bon en Asie, elle va finir par nous lâcher oui ?
La réponse arrivera dans -4h, on décolle!

PS : Désolé pour la qualité du cliché, le papy néo-zélandais est serviable, il propose de vous aider par contre ne sait pas prendre de photos, même en s'y reprenant à plusieurs fois. Au bout d'un moment, il fallait bien finir par dire que c'était "perfect!".

jeudi 8 mars 2012

Fin du chapitre 2

L’Océanie, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, une sorte de break prolongé au milieu de ces 9 mois de voyage.

Ce continent a beau être aux antipodes de notre Normandie, les repères culturels y sont très proches, on a eu finalement affaire à des dérivés d’anglais, un peu moins happés par les tumultes de la vie européenne, un peu plus ruraux, un peu plus exotiques et bronzés aussi. Du coup, notre mental a été moins mis à l’épreuve, moins d’efforts à faire pour s’adapter, pour décoder les modes de vie, pour cerner les gens. Une pause aussi côté cerveau, entre les longues périodes d’errance contemplative dans nos embarcations à 4 roues, les journées passées en commun avec des visiteurs français et les pauses HelpX qui ont étonnamment réussi à faire rimer boulot avec repos, on a pu débrancher un peu, se consacrer quasi uniquement sur la logistique du moment présent, on a moins eu besoin d’organiser, de planifier et de potasser les lonely planet. Un sérieux relâchement aussi du côté des épaules, qui n'ont pas eu à supporter le poids de nos sacs à dos, par contre les mollets et les yeux eux ont été très fortement mis à contribution, les paysages somptueux nous invitant à les arpenter et retenant nos regards à chaque instant.

A quelques détails près (un en fait, ce foutu van qui est parti en tête à queue), ces 3 mois sur ces grands bouts de terre perdus au milieu du pacifique ont été du pur nectar, de bons moments, de belles rencontres, des images gravées dans le fond de nos crânes. On a l’impression que la vie ici défile moins vite qu’ailleurs, que le rythme de vie se veut moins pressant, que la nature dicte encore un peu ses lois et que ce qui se passe dans le reste du monde est observé de loin, avec un certain regard distant et serein. Bref, on a vraiment pris du bon temps, et on va garder ça bien au chaud dans nos esprits, notamment ce qui ne sera bientôt plus que des souvenirs :
  • Du sentiment régulier d’être seuls au monde et de la chaleur collective des pubs ;
  • De l’exiguïté du couchage dans les vans et de l’immensité des espaces naturels qui nous entouraient ;
  • Du contact facile des australiens et de l’apparence rustre des néo-zélandais ;
  • Des bons moments passés avec des têtes connues et des bouts de chemin faits avec des rencontres toutes fraîches ;
  • De l’odeur des barbecues australiens et des fish and chips et du goût des plats végétariens ;
  • De la chaleur des après-midi à Hervey Bay et du froid des nuits dans le Fjordland ;
  • De la surabondance de kangourous et de la recherche vaine des kiwis ;
  • Des aires de camping sauvages et de nos appartements privatifs pendant les HelpX ;
  • De l’eau pure à volonté et du prix exorbitant de la bière ;
  • Du bruit berçant des vagues puissantes sur les côtes abruptes et du chant inquiétant des cookabooras ;
  • Des kms à pied parcourus lors de sublimes randos et des longs trajets en van vautrés dans nos sièges.
Maintenant, la pause est terminée, il est temps de se remettre en route vers un nouveau choc culturel et de mettre le cap vers un nouveau continent.

T'as voulu voir Auckland...

... et bah tu le verras pas non plus. 

Pas de tremblements de terre à déclarer par ici, on a juste décidé de snober cette grande bourgade, faute de temps, faute d'énergie (on s'économise pour Santiago) et de motivation pour affronter la ville (rien que l'idée de chercher une place de parking nous est maintenant quasi étrangère); et surtout par envie de profiter le plus longtemps possible des grands espaces néo-zélandais, une dernière fois.


mercredi 7 mars 2012

En tandem

Après l’Australie, le van en bon état, le métro de Sydney, le tracteur de jardin pour transporter le crottin, le bateau censé nous amener à la barrière de corail et qui fait demi-tour, le van en sal état, la remorqueuse et son pilote à l’accent incompréhensible et le car non prévu pour rallier Brisbane,

Après le début de la Nouvelle-Zélande, le van petit modèle, le jet boat, le break piloté de mains de maître, le ferry se frayant un chemin dans les fjords, le tramway et le bus de Wellington, le kayak de mer, les chaussures de rando pour gravir le mont Tongariro, le break subaru avec chambre et cuisine intégrées,

Après cette semaine de HelpX, le VTT dans les sentiers des Redwoods, le kayak sur le lac Tarawera, le bateau ponton de Liz et Mike pour rallier les sources d’eau chaude, la tondeuse sit-on et le tandem nous démontrant notre manque de synchronisation,

S’annoncent d’ici demain, une nouvelle traversée du pacifique en avion, d’ici quelques jours de longs trajets en bus qui nous manquent presque et d’ici quelques semaines une « croisière » en cargo de marchandise pour rallier la Patagonie par la route des Fjords chiliens ! Et aucun mal des transports à déclarer.

Femme actuelle

Muffin « healthy » de Liz :


Mélanger :
  • 2 œufs
  • 1 tasse d’huile
  • 1 tasse de sucre
  • 1 yaourt
  • 4 tasses de farine
  • 1 sachet de levure
  • Une pincée de canelle

Y ajouter une banane coupée en fines rondelles et des myrtilles (ou autres fruits rouges);
Repartir dans des moules à Muffins;
Saupoudrer le dessus d’un peu de sucre roux et de graines de tournesol et de citrouille;
Faire cuire à 200°C pendant 10 à 15mn, idéalement dans un four solaire pour que ça soit plus « healthy » !

Pour apprécier ces petites douceurs à leur juste valeur, il faut les déguster vautré dans une source d'eau chaude, après les avoir réparti dans une boîte en plastique qui flotte et qui permet de faire passer le plat du bout du pied! La vie est parfois compliquée!