mardi 29 novembre 2011

Petite page de publicité

Afin de pouvoir mettre un peu plus de beurre dans les épinards, ou plutôt un peu plus de sauce soja dans le "sticky rice", nous ouvrons les portes de ce blog à la publicité. Ça nous permet de nous engraisser un peu sur votre dos, mais nous comptons pour autant sur votre compréhension et espérons vous voir toujours nombreux et fidèles à venir nous lire.

En attendant, place à notre premier annonceur (de tout premier plan) :

Catherine L., photo / reporter,

Pour être sûrs de n'avoir aucun souvenir impérissable de vos vacances ou de toute autre occasion sujette à prendre de beaux clichés, faites appel à mes services. Pour résumer mon professionnalisme, voici ma devise que je répète fièrement chaque jour :
"De toutes façon, j'ai oublié l'appareil photo dans ma chambre et j'suis partie 15 jours en vacances sans prendre mon chargeur!"

dimanche 27 novembre 2011

Comme des poissons dans l'eau... ou presque


Quasiment 2 mois se sont écoulés entre nos 2 passages successifs à Bangkok, et on peut dire que la ville et notre façon de l’appréhender ont pas mal changé !

Fait assez marquant, la capitale thaïlandaise a été touchée par des inondations (ou au moins très fortement menacée de l’être), ce qui a engendré des modifications architecturales assez surprenantes. Des digues en sacs de sable ont poussé à tous les coins de rue, et certains propriétaires sont même allés jusqu’à ériger des murs en béton autour de leurs magasins ou maisons (à tel point que l’accès à certaines échoppes, quand il n’est pas tout simplement impossible, nécessite de franchir des murailles de presque 1 mètre pour aller faire du lèche-vitrine). 

Dans la réalité, au-delà des abords directs du fleuve, le grand centre touristique et économique de la ville n’a pas été touchée, ce qui s’est fait au détriment de zones plus excentrées purement et simplement sacrifiées ; Mais là, les touristes lambdas, dont nous faisons parti, n’ont en général pas lieu d’y mettre les pieds. Signe que la situation s’améliore malgré tout et que le pic de montée des eaux est franchi, les masses sont de sortie pour abattre les « murs de béton temporaires » (étrange concept quand on sait que plus au Nord du pays, certaines habitations sont, par tradition et par manque de moyens, intégralement faites de bambou !). Pour plus d’infos sur le sujet ainsi que sur la fragilité de Bangkok et d’autres grandes métropoles asiatiques face aux phénomènes climatiques, vous pouvez écouter cette émission de radio des plus instructives (cliquez ici, et merci Christine pour le lien !).

Sinon, après cette période d’immersion prolongée dans la culture asiatique, on a retrouvé Bangkok avec une confiance sans faille. Pour faire un peu nos branleurs devant notre nouvelle camarade de route, on s’est pris à faire comme si on connaissait les lieux comme notre poche, comme si on savait négocier avec les vendeurs de Chatoutchak au moins aussi bien que les locaux ou alors comme si c’était maintenant fini pour nous les plans pour touristes ! 

Ca tend d’ailleurs à nous rapprocher de la deuxième catégorie décrite dans l’article précédent, il va falloir qu’on se méfie ! Ceci-dit, on va vite redescendre sur terre quand, à la veille de prendre notre prochaine avion (vers l’Australie), on retrouvera le petite boule au ventre qui nous a taquiné et fait douter lors de nos premiers pas en Inde !

samedi 26 novembre 2011

Ils sont donc partout!

Depuis qu’on est parti, y'a pas à dire, on a vraiment fait de belles rencontres! Mais, bien sûr, pas uniquement, entre :
  • les baroudeurs de l’extrême, explorateurs de nouveaux mondes, qui se promènent dans les stations touristiques avec une machette dans le sac à dos « au cas où » mais se réfugient dès que possible dans le premier Mc Do venu ; 
  • les routards, les vrais, qui ont tout fait tout vu et se prennent un peu trop au sérieux à grand coup de « Je déteste quand les populations me prennent pour un touriste ! J’suis pas un touriste moi, je suis un voyageur ! » ;
  • et ceux qui, allez savoir pourquoi, se sentent obligés de vous tenir la jambe une demi-heure pour vous glisser fièrement et sans complexe que ça fait X semaines qu’ils sont en Asie et qu’ils ont passé toutes les nuits avec une demoiselle différente (contre rémunération ça va sans dire) ;

On se dit qu’il y a vraiment des cons partout !
S’il vous plaît, si on est devenu pénibles comme ça en rentrant, prévenez-nous hein ?

vendredi 25 novembre 2011

Têtes connues volume 2!

Ayé, on a laissé le Cambodge et les 2 parisiens louches qui y rôdaient pour rallier une nouvelle fois la Thaïlande et boucler la boucle en Asie du Sud-Est. Et là, par le plus grand des hasards, on croise Catherine (ma Moman), moral d'acier, valise à roulettes bien huilées (et chargée de victuailles françaises, merde alors!) et lotion anti-moustique prête à être dégainée, venue nous rejoindre pour 2 semaines de vacances (enfin, c'est ce qu'elle croyait!).

Pour se montrer agréables d'entrée de jeu, on lui a réservé un petit accueil chaleureux dans une guesthouse cosy de Bangkok (petite chambre avec salle de bains commune et fenêtres qui ne ferment plus) et l'avons emmené dîner dans une échoppe de rue à Khao San Road, la mise en condition est maintenant opérée! On va pouvoir passer aux choses sérieuses rapidement, enfin, si les inondations nous le permettent!

jeudi 24 novembre 2011

Crimes entre amis


Pour le moment, Phnom Penh est la plus petite capitale que nous ayons traversée ; malgré cela, avec ses 2 millions d’habitants et son agitation typiquement asiatique, il est très difficile de s’imaginer qu’il y a encore 30 ou 35 ans, cette ville fut vidée de la quasi totalité de sa population par le régime khmer rouge qui accédait au pouvoir. En résulte une cité sans grand charme architectural, mais dotée d’une âme accueillante et stimulante (ce qui était nécessaire pour résister à la chaleur assommante !). 

Accompagnés de Mathilde et Aziz (bons compagnons de voyage d’ailleurs, ça mérite d’être signalé, même s'ils poussent un peu à la consommation de bières et semblent obsédés par la vache qui rit…), nous avons sillonné les rues étrangement numérotées de Phnom Penh, crapahutant notamment au travers :
  • des principaux marchés de la ville, avec dégustation de fruits en tout genre, séchage de t-shirts et négociation intensive de sacs à dos de contrefaçons qui, après avoir aboutie au « bon prix », est gentiment déclinée par Aziz ;
  • du  musée national, de son patio photogénique et de sa collection incomparable de Linga (statues phalliques symbolisant la création dans le culte hindouiste) ;
  • du palais royal, ensemble bling-bling de temples bouddhistes, qui, paraît-il, est relativement proche de son homologue Thaïlandais ;
  • du centre de rétention S-21, ancien lycée utilisé par les khmers rouges (sous la direction de Douch) comme véritable usine à tortures, et maintenant reconverti en mémorial du génocide. Cette visite fut assez éprouvante, les actes ayant été perpétrés ici sont présentés de manière très simple, sans détour ni sous-entendu, voire même brutale et le site est resté quasi à l’identique depuis sa fermeture. Au-delà de ça, le plus étrange est la façon dont le récit historique est éclairé : sous la forme d’un drame dont tant les prisonniers du centre que les combattants khmers rouges sont les victimes, tous pris dans une même spirale destructrice répondant initialement aux aspirations du peuple et progressivement détournée par la folie des dirigeants du régime. Cela s’explique probablement par une volonté de réconciliation du peuple cambodgien avec lui-même, les cicatrices étant très fraîches ;

C’est d’ailleurs lors de notre premier jour sur place, lundi dernier, que s’est ouvert à Phnom Penh le procès des 4 plus hauts membres (encore en vie) du gouvernement de Pol Pot. De fait, cette actualité a donné une résonnance toute particulière à notre visite du centre S-21 : du haut de nos 25 et 27 ans, il ne nous était jamais arrivé d’être présents sur les lieux d’une page aussi dure de l’histoire contemporaine dont les protagonistes sont encore en vie et non jugés. 

Bref, heureusement que la Angkor Beer était bon marché (et qu'Aziz conserve son sens de l'humour boiteux en toutes circonstances), ça nous a vite remis de cette visite un peu plombante ! 

lundi 21 novembre 2011

Têtes connues !

Quoi de plus normal que de croiser des têtes connues au Cambodge? 


Et comme si le plaisir de visiter Phnom Penh en leur compagnie ne suffisait pas, Mathilde et Aziz se sont rappliqués avec du vin rouge, du saucisson et du Nutella...! Le bonheur tient parfois à peu de choses!

dimanche 20 novembre 2011

Bamboo Train


Pendant que vous vous faîtes secouer à quelques milliers de kilomètres d’ici à la foire Saint Romain, nous avons eu nous aussi notre dose de manège à sensation en embarquant dans le « Bamboo Train ».


Comme son nom l’indique, il s’agit d’un train en bambou ou, pour être plus précis, d’un plateau en bois long de 3m, couvert de lattes en bambou, posé sur deux bogies. L’essieu arrière est relié à un petit moteur à essence de 6 CV par des courroies de ventilateur et le tout est posé sur des rails voilés de chemin de fer (ça c’est de la précision n’est-ce pas ?).

Le « bamboo train » roule à environ 20 km/h et permet de transporter locaux et touristes sur l’unique voie ferroviaire du secteur (qui n’est autre que la ligne Bangkok – Phnom Penh) qui, de par son état, n’est plus utilisée par les trains classiques.

Là où c’est astucieux, c’est que ce système permet de résoudre un problème inéluctable sur une ligne à rail unique : que faire quand deux « Bamboo Trains » arrivent en sens opposé ? La solution est simple : la voiture qui transporte le moins de passagers doit céder la priorité. Les passagers les moins nombreux descendent donc du véhicule ; celui-ci est rapidement démonté, posé sur le sol à côté des rails pour libérer la voie puis est aussitôt remonté (à ce jeu, on a beaucoup perdu…).