dimanche 6 mai 2012

Commerce international


La mondialisation n’a pas d’échelle. Sur tous les continents, on s’adapte, on s’assouplie, on élargit l'éventail des possibilités, on s'internationalise et ce, quelle que soit la taille de son affaire. Pour preuve, même les petites guérites d’artisanat guarani se plient au jeu : pas moins de 15 monnaies différentes acceptées, et ce pour acheter des boucles d’oreilles à 3 euros ou des statuettes de toucans en bois… !

vendredi 4 mai 2012

Les autres "Argentine"


Décidément, ce pays n’a pas fini de nous surprendre et de nous dévoiler de nouvelles facettes… D’un autre côté, vu sa superficie (similaire à celle de l’Inde, bien qu’approximativement 20 fois moins peuplé),  on pouvait s'y attendre. Après la Patagonie, à la fois sauvage et touristique, Buenos Aires, grouillante et européenne, voilà que nous venons de découvrir 2 nouveaux visages, totalement différents, de l’Argentine.

Première étape, la Pampa et sa « capitale spirituelle », San Antonio de Areco. Immersion dans l’Argentine profonde, rurale et traditionnelle, où les tumultes de la capitale laissent place à une vie plus paisible, rythmée par le pas des chevaux et les saisons des récoltes. La modernité semble avoir quelque peu épargné cette petite ville, dans laquelle on fait encore ses courses dans des petits commerces qui vendent la production locale, on roule dans des vieilles américaines bien rouillées, on accède à Internet via le « cyber café » du coin et ses PC hors d’âge qui marchent toujours sous windows 95 et on s’efforce de faire perdurer l’esprit gaucho, en enfilant la tenue traditionnelle et en partageant d’énormes parrillas le dimanche (après la messe bien sûr !). Pour nous, ni paysages spectaculaires ni visites clinquantes, mais plutôt du bon temps passé à savourer l’ambiance locale, un peu hors du temps, sous un ciel grisâtre qui contribuait au charme humble de ce petit coin de Pampa !


Ensuite, nous avons mis le cap vers le Nord-Est, pour s’enfoncer dans la Région de Missiones petite bande d’Argentine qui se fraye un chemin entre l’Uruguay, le Paraguay et le Brésil. Ce voyage fut au passage l’occasion de baptiser Dominique et Patrice au bus de nuit (baptême d’ailleurs plutôt concluant, dans la mesure où aucun voisin ne s’est plaint des quintes de toux et des ronflements de nos compagnons de route).

Après s’être équipé d’une voiture de loc’, nous voici donc en route pour aller vadrouiller aux alentours de San Ignacio et de notre « village vacances » confortable et quasi désert, notre point de chute pour 3 jours. Premières impressions, la terre très rouge et la forêt tropicale dense ne sont pas sans nous rappeler les paysages de la région de Goa (Et ouais, maintenant on peut se permettre de dire des trucs du genre « tu ne trouves pas que ça ressemble un peu au Sud-Ouest de Bombay, darling ? »). Malheureusement, les similitudes avec l’Inde ne s’arrêtent pas là, les constructions vétustes et la pauvreté manifeste de la population guaranie viennent renforcer cette impression. Difficile de croire que nous soyons dans le même pays que celui que nous avons arpenté ces dernières semaines… ! Malgré cela, la région est pleine de richesses à découvrir, notamment :
  • de grands parcs nationaux, qui offrent des points de vue sublimes sur la forêt (censée abriter des toucans, qu’on finira bien par dénicher en persévérant) et sur le Rio Paraná, frontière naturelle avec le voisin paraguayen et dans lequel les piranhas présents en abondance (il paraît, on n’a pas vérifié) jouent le rôle de douaniers ;


  • de nombreuses ruines de missions jésuites, construites au début du 17ème siècle, à l’atmosphère reposante et à l’ampleur impressionnante, l’activité y ayant battu son plein durant près de 2 siècles. Cette longévité peut s’expliquer par le fait que chacun y trouvait son intérêt : les guaranis trouvaient dans les missions des conditions de vie moins rudes et un moyen de se protéger des agressions espagnoles ;  les jésuites, parvenaient à évangéliser en masse en mettant un peu d’eau dans leur vin de messe et en acceptant de faire cohabiter leurs pratiques religieuses aux rites traditionnels ; la couronne espagnole voyait dans ces missions, bien qu’indépendantes de son pouvoir, un moyen de garder le contrôle sur les guaranis.


Bref, beaucoup de dépaysement, on ne s’en plaint pas. Il est maintenant temps pour nous de poursuivre notre chemin vers le Nord, pour aller se faire éclabousser à Iguazu (et peut-être pouvoir enfin admirer des toucans !).

mardi 1 mai 2012

Myocastor



7 ans que je clame l’existence des Myocastors et il a fallu faire le tour du monde pour le prouver. Voilà qui va clouer le bec à certaines qui se reconnaîtront ; pour les autres, désolée, ce message est sans grand intérêt.

L’écharpe Tango


Rien ne va plus, depuis que Patrice a investi dans une écharpe dite « Tango » (ça fait plus typique), les femmes argentines ne se tiennent plus et ne résistent pas à son charme de photoreporter. Résultat des courses, une partie non négligeable de nos journées est consacrée à discuter longuement avec ces dames afin de les calmer ; et le pire dans tout ça, c’est que Dominique, déboussolée, clôt régulièrement la conversation en bénissant la concurrente et en implorant la protection de Dieu… L’air argentin a parfois des effets non envisagés !

vendredi 27 avril 2012

La capitale où...



Buenos Aires, la capitale argentine, une agglomération où résident quelques 13 millions d’habitants (près du tiers de la population du pays), où les bâtiments coloniaux du Microcentro voisinent avec les tours flambant neuves de Puerto Madero, où le ballet incessant des automobilistes vient se mêler aux pas de danse du Tango, où les effluves d’empanadas et de parilla se frayent un chemin parmi les gaz d’échappement, où le plan géométrique de la ville (partout des blocs carrés d’habitations de 100m de côté) contraste avec la mixité des piétons qui y déambulent, où le calme des bords des Diques est à l’opposé de l’ambiance grouillante du métro aux heures 
de pointe (dans lequel on a tenté de nous faire le coup de la moutarde, sans succès), où les petites artères paisibles de San Telmo finissent par déboucher sur l’agitation de l’avenue du 9 Juillet (réputée avenue la plus large du monde, avec ses 67m et ses quelques 18 voies de circulation), où les lotissements sécurisés de San Isidro (avec accès contrôlé et vigiles à chaque coin de rue) et les bidonvilles de Retiro viennent nous montrer les énormes disparités sociales de la société argentine, où les importantes rumeurs de corruption apportent un éclairage particulier sur le processus de renationalisation de la compagnie pétrolière YPF, où l’impressionnant (voire inquiétant) dispositif de communication gouvernementale (des
affiches prônant l’action de la présidente à chaque coin de rue) dénote avec les couvertures des quotidiens vendus dans les innombrables « Kiosco », où le fait de passer devant le siège de l’association des « mères de la place de Mai » vient rappeler qu’il y a encore peu l’atmosphère enthousiasmante de la ville devait être tout autre, où le « Ceviche » péruvien se déguste dans des quartiers qui rappellent à de nombreux égards Montmartre, et, enfin, où durant une semaine nous avons eu un petit nid au cœur du barrio Congreso.


6 jours passés ici, et le sentiment de n’avoir fait que toucher du bout des doigts cette ville,  dans laquelle on a vite pris des repères (avec l’aide de Jeanne et Martin qui nous ont bien aiguillé) mais qui semble regorger d’encore tant de choses à découvrir. Mais il est maintenant temps d’aller respirer l’air pur dans les grands espaces argentins !

7 heures en Uruguay

A quelques encablures de Buenos Aires, de l’autre côté du Rio de la Plata, l’Uruguay est accessible en une petite heure de traversée en ferry (hors traditionnelle séance de tamponnage des passeports). Une destination de choix pour les week-ends de la bourgeoisie portenos, et pour nous, une excellente opportunité de virée, qui a contraint la famille Le Pley (d’ordinaire peu matinale) à se lever aux aurores.

Mais cela en valait la peine : la cité de Colonia del Sacramento, classée au Patrimoine mondiale de l’Unesco et teintée par les 3 siècles pendant lesquelles la cité a été brinquebalée successivement entre l’Espagne et le Portugal qui s’en disputaient la gouvernance, nous a dévoilé ses charmes pendant quelques heures. A défaut d’avoir pu s’imprégner de l’atmosphère uruguayenne dont on n’aura vu qu’une infime partie, on a passé une excellente journée, et c’est déjà pas mal !






Protéines

Après quelques semaines de végétarisme initialement contraint puis vraiment apprécié en Inde, en Nouvelle-Zélande et plus récemment à Tigre, on s'est attèlé à remettre d'applomb notre taux de protéines.

Morcilla, Lomo, Bife de Chorizo, Asado, Lomo, Lomito, Chorizo, Chinculin, Riñones, Pollo, Bondiola, Cerdo...! Bref de la viande, beaucoup de viande, le tout bien grillé au barbecue ; Et un peu de pain; Et éventuellement des frites; Et des légumes, mais alors si vraiment vous insitez! Voilà LA spécialité culinaire argentine, la Parilla, à laquelle Martin nous a fait le plaisir de nous initier, et qu'on devrait de nouveau déguster prochainement dans la Pampa.