dimanche 15 janvier 2012

On débraye…


Oui, on sait, on fait beaucoup dans la métaphore routière en ce moment, mais faut dire que c’est une partie importante de notre quotidien !

Après 8 jours de « travail reposant » (ça doit être un oxymore si mes souvenirs de collège sont bons, prof Nguyen confirme t’elle ?), il est temps pour nous de reprendre la route ; vers le Nord tout d’abord, pour 2 journées qui s’annoncent pleines de découverte, puis on mettra de nouveau le cap vers le Sud, pour rallier tranquillement Sydney où Fabien nous fera le plaisir de nous accueillir pour nos derniers instants australiens et où nous reprendrons l’avion pour aller faire un tour chez les voisins néo-zélandais.

Ces quelques jours en immersion chez les Marwick ont été des plus agréables et relativement riches en enseignement, notamment (en vrac):
  • la technique anglo-saxonne pour faire la vaisselle (mettre un bon zest de produit au fond de l’évier, faire couler un grand volume d’eau pour que ça mousse bien, laver tout du plus propre au plus sale dans le même et ne pas rincer), qui, cela dit en passant, est des plus douteuse mais on a vite compris qu’il ne valait mieux pas débattre sur le sujet, c’est une question de fierté ;
  • la recette du Corned Beef maison (divin), et au passage le fait qu’ici aussi il existe des gens qui savent et prennent le temps de cuisiner ;
  • un soupçon du fonctionnement politique du pays, et notamment le nom de la « Prime Minister » (qu’on a déjà oublié et celui de l’actuel ministre de l’écologie qui n’est autre que le chanteur de Midnight Oil ;
  • la comptine du « Cokabouras » ;
  • le rythme de vie dans le Queensland, à savoir lever à 5h, footing à la fraîche (on a tenu 2jours…), petit déjeuner à base de péteux (ce n’est pas qu’un mythe…), travail jusqu’à 10h30 grand max (après la chaleur est intenable), lunch à 11h30, apéro à 17h, diner à 18 et dodo à 20h (et à 22h les soirs de fête… !). Il faut préciser que le soleil pointe son nez à 4h30 et s’éclipse à 18h30, ça n’aide pas.
  • le fait que les actus françaises sont diffusées chaque jour à 11h sur SBS1, et donc que la France a perdu son triple A, que le gouvernement n’y est pour rien et a fait tout son possible, que si la gauche avait été au pouvoir ça ne se serait surement pas passer comme ça et que François Bayrou n’en sait trop rien ;
  • le secret pour pouvoir boire de la bonne bière, en abondance et sans se ruiner, c’est de la brasser soi-même ;
  • la famille Marwick, ses chiens, ses poules, ses canards, est une famille très accueillante qui nous a vraiment ouvert ses portes et laissé bien volontiers le plaisir de partager son quotidien.

Seul bémol, malgré une énième tentative et un cours approfondi par Ian, on a toujours rien compris aux règles du cricket, si ce n’est qu’il existe 3 différents types de parties (qu’on est bien incapable de vous redonner d’ailleurs), ce qui nous a incité à faire une croix sur toute perspective de décoder ce sport so british. Idem pour le footie d’ailleurs (football australien), là aussi, c’est peine perdue !

jeudi 12 janvier 2012

Avant-goût de la Nouvelle-Zélande


Mettre les mains dans la m...!

Aux côtés des nombreux souvenirs de plages sauvages, de rencontres d'animaux en tout genre ou de nuits dans le van, il y aura aussi celui d'avoir passé une matinée entière dans un champ, en couple, à 4 pattes, en plein cagnard, à ramasser du crottin de cheval !


Certes, c'est pas très exotique et on ne s'attendait pas à faire ça en Australie (ni ailleurs), mais je suis sûr qu'une expérience pareille sera du meilleur effet sur nos CV! Et ça nous aidera aussi à mieux comprendre M. Coutel et son enfance difficile.

lundi 9 janvier 2012

Sea, sun and... potager!


Ca y est, après plus de 3 semaines à manger du bitume et à ne pas se poser plus de 24 heures au même endroit, nous avons largué les amarres (ou plutôt serré le frein à main) pour une petite dizaine de jours. Le lieu choisi se situe à proximité directe de Hervey Bay, station balnéaire connue pour être le point d’accès privilégié à Fraser Island, pour être le lieu de résidence de quelques 1400 baleines chaque hiver (malheureusement ce n’est pas la bonne saison…) et plus récemment pour nous avoir accueilli pour les festivités du nouvel an, ce qui a laissé des traces.

Tout comme au Laos, on remet donc le couvert pour faire un peu de HelpX (échange de bonne volonté contre gîte et couvert). Mêmes causes, mêmes effets, au détail près qu’ici, au-delà de nous permettre de nous poser un peu et de nous immerger dans la vie d’une famille australienne, le côté financier de la chose est nettement moins négligeable ! On ne va pas faire pleurer dans les chaumières hein, mais ces 10 jours de « travail » vont nous permettre de nous accorder la fantaisie d’aller faire un tour sur la barrière de corail par la suite, difficile de trouver meilleure source de motivation.

Pour couronner le tout, on semble être plutôt bien tombé : Jolie maison au cœur d’un domaine immense, piscine, appartement privatif et tout équipé pour nous héberger (ça change de notre van et de ses 4m² habitables), repas préparés avec soin par Madame (Kirsty) qui est chef cuisto depuis 18 ans, bières fraîches brassées à la maison par Monsieur (Ian) et joie de vivre de leurs 2 filles (Jaida et Ally). Tout ça a malgré tout un prix, enfin plutôt deux : Celui de gratter 4/5 heures par jour comme des forcenés, en plein cagnard, à brasser des kilos de terre dans le potager ou autre joie du même accabit ; Et celui de supporter Pepper, adorable (gros) chien qui regorge d’énergie qu’il consacre exclusivement à nous sauter dessus à longueur de temps.

On tâchera de vous en dire un peu plus d’ici quelques jours, quand les premières courbatures se seront estompées, qu’on aura exploré les environs et qu’on aura pris nos petites habitudes !

jeudi 5 janvier 2012

Tuyau de boursicoteur…


Une petite information comme ça en passant, nous avons laissé Tony et Simon repartir de leur côté sur les routes australiennes (profitez bien !). Après 2 semaines à avoir été dorloté par Maud et à manger de la ratatouille en grande quantité, les actions « Mac Donald » et « Hungry Jack » risquent de sérieusement monter dans les jours à venir. A bon entendeur !





Les Australiens sont énervants…


Bon, qu’ils nous aient fait une bonne première impression, j’veux bien, mais que cela dure, là ça devient limite.

Comme si le fait de vivre sur une grande île qui recèle de petits paradis perdus ne suffisait pas. Il faut en plus que les autochtones soient des gens sympathiques, dans l’ensemble (je précise parce qu’on en a bien croisé 1 ou 2 qui font exception). Pour ne lister que les principaux traits, je dirai :
  • Accueillants et décontractés ; même après avoir manqué de peu de lui rentrer dedans, une automobiliste s’est excusée de nous avoir klaxonné et potentiellement fait peur, alors qu’elle ne souhaitait juste nous signaler que nous nous apprêtions gentiment à lui tordre son pare-buffles.
  • Ouverts d’esprit ; aucun préjugé à la vue de jeunes qui voyagent en camionnette, je ne suis pas sûr qu’il en serait de même en France.
  • Soucieux de l’environnement ; de nombreuses mesures sont prises pour protéger l’environnement et le patrimoine naturel quand bien même celui-ci est gigantesque. Seul petit pêché mignon, ils aiment les grosses bagnoles, celles qui font passer une twingo pour un jouet pour enfants.
  • Hyper-respectueux des règles ; une limitation de vitesses, c’est une limitation de vitesses, quand bien même on a un v8 sous le capot, que la route est déserte et dégagée et que les contrôles de vitesse n’existent quasiment pas. Autre exemple : même un soir de réveillon de Noël, si le règlement du camping dit qu’à 22h il ne faut plus faire un bruit, et bien à 21h59 ils sont tous en pyjamas, la lumière éteinte et en train de chuchoter.

Jusqu’ici tout va bien, tout se prête à passer un bon séjour au cœur de cette charmante contrée. Mais pour enfoncer le clou, comme si la liste ne suffisait pas, ils ont en plus l’indécence de jouir d’un niveau de vie assez affolant : 4% de chômage, un salaire moyen qui oscille entre 3 et 4 000 €, une monnaie dont le taux de change a augmenté de plus de 30% en 2 ans.
Et c’est là que les australiens deviennent vraiment agaçants ! D’un autre côté, ils sont 23 millions à vivre sur un immense caillou bourré de ressources naturelles, sur lequel tout pousse et qui leur permet d’exporter en grande quantité. S’ajoute à cela le fait qu’ils sont très protectionnistes (la grande majorité des produits dans les supermarchés arborent fièrement le label « product of Australia ») et que le pays est plutôt discret sur la scène internationale (Contrairement à notre cher président que tout le monde connaît pour des raisons contestables, vous connaissez le nom du dirigeant ou de la dirigeante du pays ? Moi, après 3 semaines ici toujours pas, je vais d’ailleurs aller voir de ce pas sur Wikipédia), ce qui doit leur permettre de regarder paisiblement la crise passer de l’autre côté de l’océan.

Le pire c’est que je crois qu’ils prennent un malin plaisir à nous narguer, avec leurs bières à 18$ le pack, leurs beaux pavés de bœuf de 400g qu’ils nous font griller sous le nez sur les aires d’autoroutes et leurs sorties sur la barrière de corail qui coutent un bras et qu’il faut en plus réserver 2 semaines à l’avance !